lampadaire sur bord de route éclairant le revêtement de la chaussée

Le revêtement d’une chaussée influence directement la manière dont la lumière des lampadaires est réfléchie et perçue par les usagers. À installation identique, un bitume sombre et un revêtement plus clair peuvent produire des niveaux de luminance différents. Pour dimensionner correctement un éclairage public LED, une commune doit donc considérer les propriétés lumineuses du sol, la configuration de la voirie, les besoins des usagers et les caractéristiques des luminaires. Un revêtement plus réfléchissant ne permet toutefois pas automatiquement de réduire la puissance installée : cette possibilité doit être vérifiée par une étude photométrique.

Lorsqu’une commune engage des travaux de rénovation de voirie, deux interventions sont souvent envisagées : la réfection du revêtement de chaussée et la modernisation des installations d’éclairage public. Ces opérations peuvent être programmées séparément, alors qu’elles sont étroitement liées. En effet, la couleur et les propriétés de réflexion lumineuse du sol peuvent modifier la perception de l’éclairage routier. Une chaussée fraîchement rénovée ne renvoie pas nécessairement la lumière de la même manière que l’ancien revêtement, même lorsque les lampadaires restent identiques.

Le 26 octobre 2026, le Cerema a présenté le guide « Les revêtements : un levier pour optimiser l’éclairage public ». Issu de quinze années de recherches et d’échanges entre professionnels de la voirie et de l’éclairage, ce document propose une démarche pour mieux intégrer les caractéristiques des revêtements dans le dimensionnement des installations lumineuses. Pour les collectivités, cette approche ouvre une réflexion importante : comment choisir un éclairage public LED adapté à la chaussée, sans suréclairer les espaces ni compromettre la visibilité des usagers ?

Les solutions d’éclairage LED pour collectivités proposées par VISIOLed, notamment les gammes CITYLIGHT, STREET LIGHT et ORION, peuvent être étudiées dans le cadre de ces projets, en fonction des contraintes techniques et des besoins lumineux de chaque site.

Pourquoi le revêtement de la chaussée influence-t-il l’éclairage public ?

Lorsqu’un lampadaire éclaire une route, une partie de la lumière atteint directement le sol. Cette lumière est ensuite réfléchie dans différentes directions, selon les caractéristiques de la surface. Le comportement lumineux d’une chaussée dépend notamment de sa composition, de sa texture, de sa couleur, de son état de surface et de son vieillissement. Ainsi, deux revêtements recevant un éclairement identique peuvent présenter une luminance différente lorsqu’ils sont observés depuis la position d’un conducteur.

Un bitume sombre et un revêtement clair ne renvoient pas la lumière de la même manière

Un revêtement sombre absorbe généralement une part plus importante de la lumière incidente, tandis qu’un revêtement plus clair peut en réfléchir davantage. Cependant, la couleur visible d’une chaussée ne suffit pas à déterminer ses performances photométriques. La direction dans laquelle la lumière est réfléchie, la rugosité du matériau et la géométrie d’observation jouent également un rôle. Un sol plus clair n’est donc pas systématiquement synonyme d’un meilleur éclairage pour les conducteurs. Les propriétés réelles du revêtement doivent être prises en compte dans les calculs.

La chaussée participe à la perception de l’environnement nocturne

L’éclairage routier ne sert pas uniquement à rendre le sol visible. Il contribue aussi à la perception des obstacles, des autres véhicules, des marquages et de l’environnement de circulation. Une chaussée présentant une répartition lumineuse irrégulière peut créer des contrastes gênants, même lorsque les luminaires délivrent un flux lumineux important. Pour les communes, l’enjeu consiste donc à rechercher une bonne lisibilité de la voirie en considérant simultanément le revêtement, l’installation d’éclairage et les besoins des usagers.

Le nouveau guide du Cerema : une autre manière de concevoir l’éclairage public

Publié le 26 octobre 2026, le guide « Les revêtements : un levier pour optimiser l’éclairage public » propose une approche associant les professionnels des revêtements routiers et ceux de l’éclairage. Il résulte des travaux du groupe partenarial « Revêtements et lumière », auquel participe le Cerema, et s’appuie sur quinze années de recherches et d’échanges.

Un catalogue de 38 fiches de revêtements routiers

Le guide présente notamment 38 fiches consacrées à des revêtements routiers caractéristiques, destinées à enrichir les données disponibles pour les études d’éclairage. Ces informations complètent les références historiques de revêtements standards définies par la Commission internationale de l’éclairage (CIE). L’objectif est de mieux caractériser la manière dont différents matériaux réfléchissent la lumière, afin de réaliser des calculs photométriques plus représentatifs des conditions rencontrées sur le terrain.

Des mesures qui prennent aussi en compte le vieillissement

Le Cerema souligne également l’intérêt d’étudier les caractéristiques des revêtements à l’état neuf et après vieillissement naturel. Les travaux présentés comprennent notamment des observations réalisées après 30 mois de vieillissement naturel en extérieur, sans trafic. Cette démarche rappelle qu’une chaussée évolue au cours de sa durée d’utilisation. Les propriétés lumineuses observées immédiatement après sa pose ne doivent donc pas être considérées comme nécessairement constantes. Pour une collectivité, anticiper cette évolution peut contribuer à concevoir une installation d’éclairage plus cohérente sur la durée.

Un outil pour coordonner les projets de voirie et d’éclairage

L’intérêt du guide dépasse le seul calcul lumineux. Il invite les collectivités à rapprocher les décisions concernant les revêtements routiers et les installations d’éclairage. Lorsqu’une commune prévoit de refaire une chaussée, elle peut ainsi examiner les conséquences de ce choix sur son éclairage public existant ou sur un futur projet de rénovation LED. Cette coordination permet de rechercher le juste niveau de lumière, en conciliant visibilité, maîtrise des consommations, coûts d’exploitation et réduction des nuisances lumineuses.

Luminance, éclairement et réflexion lumineuse : quelles différences ?

Pour comprendre l’influence des revêtements sur l’éclairage public, il est essentiel de distinguer plusieurs notions utilisées dans les études photométriques.

Notion Définition Intérêt pour la voirie
Éclairement Quantité de lumière reçue par unité de surface, exprimée en lux. Permet d’évaluer la lumière atteignant une chaussée, un trottoir ou un espace public.
Luminance Grandeur caractérisant la lumière perçue dans une direction donnée, exprimée en cd/m². Permet notamment d’étudier la perception de la chaussée depuis la position d’un conducteur.
Réflexion lumineuse Manière dont une surface renvoie la lumière incidente. Influence la luminance obtenue selon le revêtement et les angles d’éclairage et d’observation.
Uniformité Rapport caractérisant la régularité de la luminance ou de l’éclairement sur une zone. Permet d’évaluer les écarts lumineux entre différentes parties de la chaussée.
Éblouissement Gêne visuelle provoquée par certaines conditions de luminance ou de contraste. Doit être maîtrisé pour préserver le confort et la perception des usagers.
Vieillissement du revêtement Évolution de l’état de surface et des caractéristiques optiques dans le temps. Peut modifier les performances lumineuses initialement calculées.

Pourquoi l’éclairement ne suffit-il pas toujours à caractériser une chaussée ?

Deux routes peuvent recevoir le même éclairement, exprimé en lux, tout en présentant une luminance différente pour un conducteur. Cette différence provient notamment de la manière dont les matériaux réfléchissent la lumière vers l’observateur. Dans les configurations routières où le dimensionnement repose sur des critères de luminance, les caractéristiques du revêtement prennent donc une importance particulière. À l’inverse, certains espaces comme les cheminements piétons ou les parkings peuvent nécessiter une approche fondée principalement sur l’éclairement, selon la classe d’éclairage retenue.

À retenir : l’éclairement mesure la lumière reçue par la chaussée, tandis que la luminance caractérise la lumière perçue dans une direction donnée. Le revêtement intervient dans cette relation : il fait donc partie des paramètres à considérer lors du dimensionnement de certains projets d’éclairage routier.

Ce que les recherches du Cerema apportent aux projets d’éclairage public

Des données plus représentatives des chaussées : le guide « Les revêtements : un levier pour optimiser l’éclairage public », présenté par le Cerema le 26 octobre 2026, rassemble les enseignements des travaux partenariaux « Revêtements et lumière ». Son catalogue de 38 fiches permet de mieux caractériser les propriétés de réflexion de différents matériaux routiers, au-delà des références standard habituellement utilisées.

Des caractéristiques qui évoluent dans le temps : les observations réalisées sur des surfaces exposées au vieillissement naturel montrent l’intérêt de ne pas considérer les performances optiques d’un revêtement neuf comme définitives. Cette évolution peut être prise en compte lors de la conception et du suivi des installations.

Une application concrète pour les communes : ces données aident les équipes chargées de la voirie et de l’éclairage à travailler sur des hypothèses communes. Elles peuvent ainsi comparer des solutions adaptées à la chaussée et aux usages réels, avant de définir les équipements et leurs réglages.

Un revêtement clair permet-il de réduire la puissance des lampadaires LED ?

Un revêtement présentant des propriétés de réflexion lumineuse favorables peut, dans certaines configurations, contribuer à atteindre les niveaux de luminance recherchés avec une installation différente de celle nécessaire sur une chaussée moins réfléchissante. Cela peut ouvrir des possibilités d’optimisation de la puissance, du nombre de luminaires ou de leur fonctionnement. Toutefois, il serait incorrect d’affirmer qu’un bitume clair permet automatiquement de réduire la consommation d’éclairage public.

La couleur du sol n’est qu’un paramètre parmi d’autres

Le dimensionnement dépend également de la largeur de la voie, de la vitesse des véhicules, de la fréquentation, de la hauteur des mâts, de leur espacement et des caractéristiques photométriques des luminaires. Un revêtement plus clair peut présenter un comportement lumineux différent selon sa texture et la direction d’observation. Les gains éventuels doivent donc être déterminés par comparaison de solutions répondant aux mêmes objectifs de performance et de visibilité.

Pourquoi une réduction de puissance doit-elle être vérifiée ?

Diminuer la puissance électrique d’un luminaire peut réduire sa consommation, mais également modifier les niveaux lumineux disponibles. Si cette réduction entraîne une luminance insuffisante, une mauvaise uniformité ou une visibilité dégradée, elle ne constitue pas une optimisation satisfaisante. L’objectif est de choisir une installation correctement dimensionnée, et non de rechercher systématiquement la puissance la plus faible.

Comment réaliser une étude photométrique adaptée au revêtement de chaussée ?

Une étude photométrique d’éclairage public permet de simuler la répartition de la lumière et de vérifier les performances attendues avant l’installation des équipements. Elle peut être réalisée pour une rue existante, un projet de rénovation ou une nouvelle voirie.

1. Identifier les caractéristiques de la chaussée

La première étape consiste à connaître le type de revêtement présent ou prévu : enrobé bitumineux, béton, matériau plus clair ou autre solution de voirie. Lorsque les données sont disponibles, ses caractéristiques de réflexion lumineuse peuvent être intégrées aux calculs.

2. Définir les besoins des usagers

Une rue résidentielle, une voie de circulation importante et une zone de rencontre ne présentent pas les mêmes contraintes. Le choix des critères lumineux dépend notamment de la configuration du site, des usagers présents et des classes d’éclairage applicables au projet.

3. Étudier l’implantation des luminaires

La hauteur des mâts, leur espacement, leur position par rapport à la chaussée et l’orientation des luminaires influencent directement la répartition de la lumière. Une implantation adaptée peut améliorer l’uniformité sans nécessiter systématiquement l’installation d’équipements plus puissants.

4. Comparer les optiques et les puissances LED

Plusieurs configurations peuvent être simulées afin de comparer les performances obtenues. Les fichiers photométriques des luminaires permettent d’évaluer leur comportement dans un logiciel d’étude adapté.

5. Vérifier les performances dans la durée

Les caractéristiques du revêtement et les performances des équipements peuvent évoluer avec le temps. La réflexion sur le dimensionnement doit donc intégrer les hypothèses de maintenance, le vieillissement des surfaces et les conditions d’exploitation.

Quelles solutions VISIOLed choisir pour une rénovation d’éclairage public ?

Le choix d’un luminaire LED doit découler des besoins identifiés sur le terrain et des résultats de l’étude photométrique. Pour les collectivités, VISIOLed propose plusieurs familles de solutions pouvant répondre à différentes configurations de voirie et d’espaces publics.

CITYLIGHT : des têtes de lampadaire LED pour les voiries communales

La gamme CITYLIGHT comprend des têtes de lampadaire LED destinées notamment aux collectivités, parkings et voies de circulation. La CITYLIGHT 60 W délivre un flux lumineux annoncé de 7 200 lumens. Elle dispose d’une protection IP66 et d’une conception adaptée aux environnements extérieurs.

La CITYLIGHT 180 W délivre 21 600 lumens et intègre notamment une fonction de variation 0-10 V ainsi qu’un réglage d’orientation. Ces différentes puissances permettent d’étudier plusieurs configurations d’éclairage public. Le choix entre les références doit toutefois dépendre des caractéristiques du site, et non uniquement de la couleur du revêtement.

Une programmation adaptée aux besoins de fréquentation

Les têtes CITYLIGHT compatibles peuvent être associées à l’option MMS, combinant détection de mouvement et sonde crépusculaire. Cette solution permet d’envisager une adaptation de l’éclairage selon la présence d’usagers et la luminosité naturelle. Dans le cadre d’une rénovation de voirie, la gradation peut constituer un levier complémentaire pour maîtriser les consommations, à condition de préserver les niveaux lumineux nécessaires aux différents usages.

STREET LIGHT : des lampadaires solaires autonomes pour les espaces publics

Pour certains projets, la modernisation de l’éclairage ne repose pas uniquement sur le remplacement des lampadaires raccordés au réseau. La gamme STREET LIGHT LED de VISIOLed regroupe des solutions d’éclairage solaire autonomes associant un luminaire LED, un panneau photovoltaïque et une batterie. Ces équipements peuvent être envisagés pour des allées, parkings, voies d’accès, zones de circulation et certains espaces publics où le raccordement électrique serait complexe ou coûteux.

STREET LIGHT LED 30 W : une solution solaire pour les espaces extérieurs

Le STREET LIGHT LED solaire 30 W avec détection est conçu pour un fonctionnement autonome, avec panneau solaire et batterie. La référence SUNLIGHTSTRE30AI dispose d’un flux lumineux de 3 600 lumens, d’une protection IP67 et de fonctions de détection crépusculaire et de mouvement. Elle peut être étudiée pour des cheminements, parkings ou espaces extérieurs nécessitant un éclairage autonome adapté à leur fréquentation.

STREET LIGHT LED 50 W : une solution pour des besoins lumineux plus importants

Le STREET LIGHT LED solaire 50 W délivre un flux lumineux annoncé de 6 200 lumens. Cette référence comprend un détecteur crépusculaire, une protection IP67 et une alimentation solaire autonome. Elle peut être envisagée pour certains espaces publics, parkings ou voies d’accès, sous réserve de vérifier l’implantation, l’autonomie énergétique et les performances photométriques nécessaires.

Quel rapport entre un lampadaire solaire et le revêtement de la chaussée ?

Même lorsqu’un luminaire fonctionne sans raccordement au réseau électrique, les propriétés du revêtement restent importantes. La lumière émise par une STREET LIGHT est réfléchie par le sol selon les mêmes principes physiques que celle d’un lampadaire raccordé. Le type de chaussée doit donc être considéré dans l’évaluation de la visibilité, en complément des contraintes propres au solaire : ensoleillement, capacité de batterie, autonomie hivernale et stratégie de fonctionnement. L’autonomie énergétique ne dispense jamais de vérifier la qualité de l’éclairage obtenu.

ORION : un lampadaire solaire autonome pour les cheminements et les espaces isolés

Le lampadaire solaire autonome ORION 18 W constitue une autre solution VISIOLed destinée aux espaces extérieurs. Il associe un panneau solaire intégré, une batterie, un détecteur de luminosité et un détecteur de mouvement. Son fonctionnement permet notamment de maintenir un niveau lumineux réduit en l’absence de mouvement et de renforcer l’éclairage lorsqu’une présence est détectée. Ce type de solution peut être étudié pour des allées, espaces verts, cheminements, parkings et zones isolées.

Pourquoi ORION peut-il être pertinent lors d’un aménagement de voirie ?

Lorsqu’une commune aménage un cheminement ou rénove un espace public éloigné du réseau électrique, un luminaire solaire autonome peut limiter les besoins de raccordement. Il peut ainsi être envisagé en complément d’un projet de réfection de sol, notamment lorsque les travaux portent sur une allée ou un espace de circulation piétonne. Le choix reste conditionné par les besoins d’éclairage, la disponibilité de l’énergie solaire et les conditions d’utilisation. Pour une chaussée circulée ou une zone présentant des enjeux particuliers de sécurité, les performances doivent être vérifiées avec une attention renforcée.

CITYLIGHT, STREET LIGHT ou ORION : quelle solution selon le projet ?

Solution VISIOLed Caractéristiques principales Applications à étudier Point de vigilance
CITYLIGHT 60 W 7 200 lm, alimentation réseau, protection IP66. Voiries communales, parkings et espaces de circulation. Vérifier l’optique, l’implantation et les critères lumineux.
CITYLIGHT 180 W 21 600 lm, variation 0-10 V, orientation réglable. Configurations nécessitant des niveaux lumineux plus importants. Éviter le surdimensionnement et maîtriser l’éblouissement.
STREET LIGHT solaire 30 W 3 600 lm, autonomie solaire, détection de présence. Allées, parkings et espaces extérieurs adaptés. Vérifier la batterie, l’ensoleillement et la couverture lumineuse.
STREET LIGHT solaire 50 W 6 200 lm, panneau solaire et détecteur crépusculaire. Voies d’accès, parkings et certains espaces publics. Dimensionner l’autonomie et contrôler les performances.
ORION 18 W Éclairage solaire autonome avec détection de mouvement. Cheminements, allées et espaces isolés. Vérifier les besoins lumineux et le fonctionnement en hiver.
Option MMS Détection de mouvement et sonde crépusculaire pour CITYLIGHT compatibles. Gestion adaptée de certains espaces à fréquentation variable. Préserver la visibilité et éviter les variations inadaptées.

Ce tableau présente des familles de solutions et leurs applications possibles. Il ne remplace pas une étude de dimensionnement : une même rue peut nécessiter des caractéristiques d’éclairage différentes selon son revêtement, sa largeur, son usage et l’implantation disponible.

Comment coordonner la réfection d’une chaussée et la rénovation de l’éclairage public ?

Pour les services techniques municipaux, l’un des principaux enseignements du guide du Cerema concerne la coordination des projets. Une réfection de chaussée peut être l’occasion de réexaminer les caractéristiques de l’éclairage existant avant de décider du remplacement des luminaires.

  1. Recenser les travaux prévus : identifier les rues, parkings et cheminements concernés par une réfection de revêtement.
  2. Caractériser le sol : connaître les matériaux existants et les revêtements envisagés, ainsi que leurs propriétés lumineuses lorsque ces données sont disponibles.
  3. Analyser les usages : considérer les véhicules, piétons, cyclistes, vitesses de circulation et périodes de fréquentation.
  4. Évaluer l’éclairage existant : examiner les mâts, les luminaires, les consommations, l’orientation et la répartition lumineuse.
  5. Réaliser les calculs photométriques : intégrer les caractéristiques du revêtement et comparer plusieurs configurations.
  6. Choisir les équipements : sélectionner les luminaires LED, leurs puissances, leurs optiques et leurs éventuelles fonctions de gestion.
  7. Anticiper l’exploitation : considérer la maintenance, le vieillissement des matériaux et les coûts sur la durée.
  8. Vérifier après travaux : contrôler les performances réelles et ajuster les réglages lorsque cela est nécessaire.

Cette démarche peut aider les collectivités à éviter deux investissements conçus indépendamment alors qu’ils concernent le même espace public.

Revêtement routier et éclairage public : quelles économies d’énergie peut-on réellement envisager ?

La prise en compte des caractéristiques du sol peut contribuer à mieux dimensionner l’éclairage, mais elle ne garantit pas une économie d’énergie déterminée. Les résultats dépendent de la situation initiale, des objectifs lumineux, des caractéristiques du nouveau revêtement et des équipements sélectionnés.

Éviter de surdimensionner les luminaires

Une étude adaptée peut mettre en évidence qu’une installation envisagée délivrerait davantage de lumière que nécessaire. Le choix d’une puissance ou d’une optique différente peut alors être étudié, à condition de conserver les performances requises.

Améliorer la répartition lumineuse

Une bonne répartition de la lumière peut être plus pertinente qu’une simple augmentation de puissance. L’espacement des mâts, leur orientation et les caractéristiques optiques des luminaires doivent être analysés en fonction de la chaussée.

Adapter le fonctionnement aux usages

Les solutions de gradation et de détection peuvent compléter une rénovation LED lorsque les conditions d’utilisation le permettent. Elles constituent un levier distinct de celui lié au revêtement : la réflexion lumineuse influence les calculs de dimensionnement, tandis que la programmation agit sur le fonctionnement de l’installation dans le temps. Leur combinaison peut être étudiée pour rechercher un éclairage public intelligent et maîtrisé, sans compromettre la visibilité.

Comment limiter la pollution lumineuse tout en conservant une voirie bien éclairée ?

Une installation correctement dimensionnée doit apporter la lumière nécessaire aux usages tout en limitant les émissions inutiles. La prise en compte du revêtement peut participer à cette recherche d’équilibre, notamment en évitant de compenser systématiquement un problème de répartition lumineuse par une augmentation de puissance. Le choix des optiques, l’orientation des luminaires, la température de couleur et les horaires de fonctionnement restent également importants.

Un revêtement plus réfléchissant peut modifier la luminance perçue, mais aussi la répartition de la lumière renvoyée vers l’environnement. Il convient donc d’évaluer l’ensemble du projet plutôt que de considérer uniquement le niveau d’éclairement au sol. L’objectif demeure de concilier la visibilité des usagers, la sobriété énergétique et la limitation des nuisances lumineuses.

Faut-il refaire une étude photométrique après une réfection de chaussée ?

Une réfection de chaussée ne nécessite pas automatiquement le remplacement de l’éclairage public. En revanche, lorsque le nouveau revêtement présente des caractéristiques lumineuses sensiblement différentes, il peut être pertinent de réexaminer les hypothèses utilisées pour le dimensionnement de l’installation. Cette démarche est particulièrement intéressante si la commune prévoit simultanément le remplacement des lampadaires, une modification de leur implantation ou une évolution des usages de la voirie. L’étude peut alors permettre de vérifier que l’installation reste adaptée au nouveau contexte, sans supposer que les performances initiales seront nécessairement conservées.

VISIOLed : des solutions d’éclairage LED adaptées aux projets de voirie des collectivités

Réfection d’une rue, modernisation de l’éclairage public, création d’un cheminement ou aménagement d’un parking : chaque projet nécessite de considérer les caractéristiques du site avant de choisir les luminaires.

VISIOLed propose différentes solutions d’éclairage extérieur professionnel, notamment les têtes de lampadaire CITYLIGHT 60 W et CITYLIGHT 180 W, ainsi que la gamme de lampadaires solaires autonomes STREET LIGHT LED. Pour les cheminements et certains espaces isolés, le lampadaire solaire ORION constitue également une solution à étudier.

Le choix de ces équipements doit s’appuyer sur les besoins des usagers, la configuration de la voirie, les propriétés du revêtement et les résultats des calculs photométriques.

Découvrez les solutions d’éclairage LED pour collectivités afin d’identifier les équipements adaptés à vos projets de rénovation et d’aménagement extérieur.

Éclairage public et revêtements de chaussée : les points essentiels à retenir

La publication du nouveau guide du Cerema rappelle qu’une installation d’éclairage public ne peut pas être étudiée indépendamment de la surface qu’elle éclaire. La couleur, la texture, les propriétés de réflexion et le vieillissement du revêtement peuvent influencer la luminance perçue par les usagers. Pour les collectivités, cette approche encourage une meilleure coordination entre les travaux de voirie et les projets de rénovation LED.

Les solutions CITYLIGHT, STREET LIGHT et ORION proposées par VISIOLed permettent d’envisager différents types d’installations, raccordées ou autonomes, selon les contraintes du site. Leur sélection doit toutefois résulter d’une analyse des besoins et d’un dimensionnement adapté, plutôt que d’une simple comparaison des puissances électriques.

Bien éclairer une rue ne dépend pas uniquement du lampadaire : le revêtement de la chaussée fait lui aussi partie de l’équation.

Questions fréquentes sur les revêtements de chaussée et l’éclairage public LED

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